lundi 13 janvier 2014

Création de l’EURL SEABISCUIT




Pour concrétiser les échanges avec les sponsors, je crée ma société SeaBiscuit ( « Biscuit de Mer » : c’est le nom d’un cheval de course célèbre dans les années 1930 aux Etats-Unis). En fin d’article, plus d’infos sur l’histoire touchante de ce petit cheval.


Donc, pour créer mon entreprise, je dois me rendre à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Vannes. Coup de chance, elle est à 2 pas de chez moi ! J’y retire le dossier de création d’une EURL.

Aidée de Maurice, nous remplissons les nombreux formulaires demandés et j’ouvre un compte en banque au Crédit Agricole de Vannes. J’y dépose le capital de 5 euros correspondant à la somme que m’a donné mon premier sponsor, le bar Le Kastell An Deol sur l’île de Molène. 



 Ce billet est symbolique puisque c’est sur cette île, qu’aidée de 2 amies, j’ai lancé ma campagne de soutien avec les animaux. L’enthousiasme des locaux m’a conforté dans mon idée de communiquer sur mes 2 passions : les animaux et la voile.


2ème étape de la création d’une EURL :  je verse une jolie somme pour la parution de l’annonce légale. Un petit encart dans le Ouest France du samedi 11 janvier m’apprend que la société est bien créée.



A mon équipe et moi, désormais, de la faire fonctionner au mieux !


SEABISCUIT : un « outsider » de légende

Pur sang de course américain, né en 1933 dans le Kentucky,  SeaBiscuit est un cheval dont le modèle et l’attitude ne laissent présager en rien de son avenir.
Petit, avec de mauvais aplombs, il se signale surtout par son apathie. A 2 ans, après 35 courses et 5 victoires, il est vendu à un riche entrepreneur. Celui-ci le confie à un entraineur peu connu, Tom Smith, qui remarque rapidement l’immense talent de ce cheval. Il le met entre les mains d’un jockey qui traverse une mauvaise période, Red Pollard, avec lequel Seabiscuit va s’épanouir.



Les victoires se succèdent et, en 1937, Seabiscuit devient le cheval le plus riche des Etats-Unis, ayant accumulé plus de 170 000 $ de gains. Cependant, il reste dans l’ombre d’un autre cheval, War Admiral, grande vedette, au parcours plus classique et prestigieux. Les journalistes font pression pour avoir un duel entre ces 2 chevaux stars.

Seabiscuit VS War Admiral : le match du siècle

Une date est fixée pour le match Seabiscuit-War Admiral : le 1er novembre 1938. Jamais une course n’aura suscité un tel engouement. Venues des 4 coins du pays, 40 000 personnes se pressent à Pimlico et 40 millions d’Américains suivent l’évènement à la radio, un score incroyable pour l’époque.
Sur le papier, War admiral est le grand favori. Son aptitude à prendre des départs fulgurants doit avoir raison de la longue accélération typique de son rival. Mais Seabiscuit a été bien préparé par son entraineur qui l’a habitué à bondir dès qu’il entend la cloche.
Dès le départ, Seabiscuit prend donc l’avantage sur War admiral. Et même s’il le laisse revenir à mi-parcours, il repart de plus belle et s’impose de 4 longueurs. C’est la stupéfaction, le match du siècle est remporté par l’outsider. 


Il est sacré cheval de l’année et son nom rentre dans la légende.
Encore aujourd’hui, Seabiscuit, même s’il ne fut pas le plus grand champion de l’histoire, reste extrêmement populaire du fait de son parcours hors du commun.
Son histoire a été récemment portée à l’écran par Gary Ross : Pur Sang – la légende de Seabiscuit (2003).

vendredi 20 décembre 2013

Suivie par THALASSA : 2 ème article


http://www.france3.fr/emissions/thalassa/blog-actu/?p=2058

JULIETTE OU « LA VIE DE SALON »


Juliette Pêtrés, cette jeune vétérinaire passionnée de navigation qui s’est mis en tête de participer à la Route du rhum 2014 en « Class 40 », poursuit son combat pour réaliser son rêve. Depuis que nous vous l’avions présentée, elle s’est donnée à fond dans la recherche de sponsors et de partenaires. Les salons professionnels sont l’occasion pour elle de se faire connaître et de multiplier les contacts.
600xxxPour Juliette, le mois écoulé, ça a été « la vie de salons ». Celui des vétérinaires d’abord, fin novembre, à Nantes. Juliette a emporté son projet dans ses bagages, histoire de profiter de son réseau professionnel pour approcher des partenaires éventuels : les institutions, les laboratoires, les fournisseurs de matériels, les publications professionnelles … autant d’acteurs qui peuvent lui apporter un soutien bienvenu. Au passage, le salon lui permet de retrouver quelques camarades de promotion et de se remémorer sa vie d’étudiante puisqu’elle a précisément appris son métier à l’école vétérinaire de Nantes. Elle en repart avec des pistes de partenariat qui pourraient se concrétiser en 2014 et des encouragements en pagaille !
dessinPuis, à partir du 6 décembre, c’est le Salon Nautic à Paris. Un événement majeur et l’occasion pour Juliette de multiplier les rencontres. François Goulard, le Président du Conseil Général du Morbihan, présent sur le salon, lui confirme le soutien du département, un soutien qui prend déjà forme avec une affiche officielle !
Les organisateurs de la Route du Rhum confirment à Juliette le parcours de qualification de 1000 milles en solitaire et… le prix de l’inscription (plus de 6000 euros). Elle profite de son passage sur le stand de la course pour discuter avec la secrétaire de la « Class 40 » qui lui explique les modalités d’inscription pour les concurrents de cette catégorie.
D’autres sponsors potentiels, d’autres institutions… que Juliette peut aborder dans le cadre de ce rendez-vous des professionnels de la voile.
afficheMais le Nautic, c’est aussi l’occasion de rencontrer les marins, les sportifs, ceux qui ont précédé Juliette Pêtrés sur les routes de la compétition. Jean-Pierre Dick, classé 4e lors du dernier Vendée Globe sur son bateau Virbac-Paprec, n’est pas avare de conseils et d’encouragements pour la jeune navigatrice. Selon le « gentleman skipper » un budget tenu au cordeau, de l’énergie et de la ténacité sont les ingrédients indispensables à la réussite du projet.
Fabrice Amédeo et Armel Tripon, skippers sur class 40 revenus tout juste de la Transat Jacques Vabre, lui apportent des avis d’experts sur le bateau qu’il faut choisir : quel est le « marché » actuel, quelles machines sont disponibles, quelles caractéristiques sont à privilégier, quel budget faut-il prévoir…
Entre 2 salons et lors des moments libres, Juliette poursuit sa quête pour le bateau de ses rêves, celui qui sera son premier partenaire dans l’aventure qu’elle compte mener.
+ d’infos :

dimanche 15 décembre 2013

Salon Nautic de Paris 7 au 15 décembre

Du 7 au 15 décembre

Tout commence le vendredi 6 décembre : le salon n'est ouvert qu'aux professionnels. Je suis avec mon ami Pierre Yves avec qui j'ai beaucoup navigué et qui me suit à fond dans mon projet.
1ère étape : le stand du Conseil Général du Morbihan qui me sponsorise. J'y dépose mes flyers et mets en place mes affiches. Elles sont trop petites et paraissent ridicules sur le stand. Je promets d'en refaire des plus grandes pour la semaine prochaine.


2è étape : le stand de la Route du Rhum. L'accès est interdit et il faut prendre rdv avec la direction de course. Ce que nous faisons. Je croise alors Jean Pierre Dick que je dois voir au salon et il me propose de déjeuner avec lui. 
Nous passons plus d'une heure à discuter de mon projet. Comme il est véto également, je me sens plus à l'aise pour parler avec lui. Il est très posé, très sympa et ses remarques sont constructives. Je suis ravie qu'il s'intéresse à mon projet et qu'il soit prêt à me donner un petit coup de main plus tard!


Les autres jours sont également riches en rencontre. Le président du Conseil Général tout d'abord m'assure se son soutien. Puis je rencontre la direction de la Route du Rhum qui confirme le parcours de qualification de 1000 milles en solitaire et le prix de l'inscription (plus de 6000 euros).
Je peux aussi discuter avec la secrétaire de la Class 40 qui m'explique les modalités d'inscription à la classe.

Le vendredi, je peux enfin voir les skippers que je connais qui de retour de la transat Jacques Vabre :
- Armel Tripon et Fabrice Amédéo sur Géodis
- Lionel Régnier et Tim Darni sur April Deltacolor
- Bertrand de Broc et Arnaud Boissières sur VNAM



Tous ont des étoiles dans les yeux quand ils parlent de la course et n'ont qu'une envie : repartir! Ils ne sont pas très bronzés... Mais ils m'expliquent qu'au Brésil, il pleuvait beaucoup et que durant toute la fin de course le temps était bien couvert. Ils ont eu beaucoup de vent du début à la fin et ça a été éprouvant!

On finit la journée de Vendredi avec Maurice et Gwen, la fidèle équipe, sur le stand Nautic pour les 40 ans du Pen Duick 2 d'Eric Tabarly. Une super soirée!


jeudi 12 décembre 2013

Week end en Angleterre : visite d'un Class 40

7-8 décembre : visite du Class 40 Fujifilm à Totnes (Angleterre)

Un week end à 100 à l'heure!
J'arrive vendredi à Paris pour la journée pro au salon Nautic et je repars le lendemain, accompagnée de Maurice direction Totnes en Angleterre. Nous devons y retrouver Alex Bennet pour nous faire visiter son Class 40 Fujifilm.
Samedi matin, nous prenons le train pour Cherbourg et nous embarquons sur le Barfleur de la Compagnie Brittany Ferries. La mer est belle, calme.


Nous arrivons à Poole, au sud de l'Angleterre. La ville de Poole est accueillante, avec ses pubs et ses petites maisons en briques.

Le lendemain, nous louons une voiture après avoir rempli une tonne de papiers administratifs et nous roulons jusqu'à Totnes, à 3 bonnes heures de route (cap à l'ouest). Il faut rapidement s'habituer à rouler à gauche avec le volant à gauche : Maurice reste concentré pour ne pas reprendre les habitudes françaises et se retrouver à contre-sens.

Le bateau d'Alex Bennet est hors de l'eau, au chantier. Nous examinons le bateau sous toutes ses coutures car nous savons qu'ensuite il ne sera pas facile de revenir le voir. Nous discutons un moment avec son propriétaire qui a une grosse expérience de la course au large. Le bateau est solide, en assez bon état mais les voiles n'ont jamais été changées et le prix de location reste élevé.


Après l'avoir photographié sous tous les angles, nous repartons direction Poole, un peu déçus de ne pas avoir un vrai coup de coeur...
Le lundi, le temps est magnifique et le départ de Poole est fantastique. La Baie de Bournemouth, entre brume et soleil du matin, donne envie de rester un peu plus longtemps!


La traversée s'effectue sur une mer comme on en rêve. Les 60 milles qui nous sépare de la France passent rapidement et nous trouvons le temps de retrouver des amis au Yacht Club de Cherbourg en attendant notre train. 
Demain, retour au salon Nautic!

lundi 2 décembre 2013

Congrès des vétérinaires à Nantes

Le congrès de l'AFVAC à la Cité des Congrès de Nantes
Un sigle bien mystérieux pour les non initiés de la profession vétérinaire...
Association Française des Vétérinaires pour Animaux de Compagnie.

Le congrès de l'AFVAC réunit chaque année les vétos de ville (par opposition aux vétos ruraux qui soignent le bétail, et aux vétos équins qui soignent les chevaux). 3 congrès pour 3 spécialités! 3 jours de conférences.

A Nantes, pendant 2 jours, j'arpente les allées de l'Exposition commerciale où sont réunis tous les fournisseurs de la profession (laboratoires, marques d'aliments pour chiens, fournisseurs en matériel). Le but : me présenter, parler de mon projet et trouver des sponsors.


Je croise beaucoup d'amies de ma promotion Nantes 2006. On papote, on échange et on constate : nous ne sommes plus les étudiantes délurées, tout feu tout flamme, pleines de rêves sur notre avenir de vétos. Les 7 ans de travail en libéral avec ses difficultés ont mis du plomb dans nos cervelles... Mon projet fait rêver beaucoup de monde et je suis soutenue à 100% par tous mes amis de promo qui aimeraient bien, eux aussi, parfois, prendre un peu le large!


De stand en stand, petit à petit, mon démarchage avance et je sens parfois de l'admiration dans le regard de mes interlocuteurs. Si bien que je suis intimidée : je leur explique que je ne suis pas Jean Pierre Dick. Je me suis lancée un gros, gros défi et j'espère bien aller au bout de mon rêve.

Le directeur de l'Ecole Vétérinaire de Nantes, de l'Ecole Vétérinaire d'Alfort et le président du Syndicat m'assurent tous de leur soutien et me recommandent auprès des personnes influentes qu'ils connaissent.

Je finis mes 2 jours de Congrès au stand des Editions du Point vétérinaire. Ils fêtent leurs 40 ans d'existence. Un moment convivial où sont réunis journalistes et vétérinaires. Une bonne occasion pour discuter de mon projet et me faire croquer !


Je sors du Congrès épuisée mais ravie de toutes les rencontres que j'y ai faites et de voir le soutien des gens qui me connaissent. Je vais maintenant travailler à ce que cela porte ses fruits.

Et je rêve : l'année prochaine aux même dates, je serai peut être en mer ou déjà en Guadeloupe...